Synopsis
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Synopsis
Un Film de Alejandra Sánchez

La pédophilie ne mérite pas le silence.

Ce documentaire illustre la complicité qui existe entre religieux et certaines familles, qui préfèrent fermer les yeux sur les agissements des prêtres afin que leurs enfants puissent être éduqués. Pauvreté et puissance des soutanes face à l'impuissance des enfants : le cocktail détonnant qui permet à ce fléau de perdurer dans un silence liturgique.

C'est l'histoire d'un homme, Jesús, qui décide de prendre en main son destin : il affronte le mur de silence de l'église, son agresseur, et en le dénonçant, reconstruit sa dignité d'homme et retrouve ainsi sa liberté.

Agnus Dei : Le “Presunto Culpable” de la pédophilie ecclésiastique

Agnus Dei suit le combat de Jesús, un ex-enfant de chœur, victime d’un prêtre pédophile.
Mention spéciale aux Rencontres d’Amérique latine de Toulouse, le documentaire vient d’être auréolé de la même appréciation au Festival International du Cinéma de Guadalajara.

Quand Jesús devient enfant de chœur, sa mère, fervente chrétienne, est aux anges, trop heureuse de le voir se rapprocher de Dieu, tout du moins de l’un de ses représentants sur terre, le prêtre Carlos López Valdés. L’ecclésiastique apprécie Jesús et ne s’en cache pas. Quand il l’invite dans son lieu de villégiature pour étudier, c’est avec le blanc-seing des parents que l’enfant s’y rend. Mme Romero Colín se sent honorée de l’attention particulière accordée à son fils, qui pense alors embrasser la vocation de prêtre.

Les premiers attouchements se déroulent dans le lit de Carlos López Valdés. Jesús, incrédule, croit avoir rêvé, mais il s’agit bien du début d’un cauchemar. “J’ai rencontré Jésus, alors qu’il venait de rendre public son cas, lors d’une conférence donnée par une journaliste qui avait réalisé plusieurs travaux sur la pédophilie” nous explique la réalisatrice, Alejandra Sánchez. Dans Agnus Dei, le jeune homme revient sur les lieux de son supplice, dans la villa de Cuernavaca notamment, au bord de la piscine où le prêtre demandait au petit Jesús de se baigner nu.

Dans sa volonté de se reconstruire, la victime va jusqu’à retrouver le prêtre, pas inquiété par la justice, malgré le témoignage et le dossier à charge présenté par le jeune homme en 2008. Jesús avait notamment remis un CD de photos pédophiles appartenant à Carlos López Valdés. A l’écran, elles entrecoupent l’entrée de Jesús dans l’Eglise où officiait le prêtre au moment du tournage. «Dans ce documentaire, la dénonciation allait de soi, assure Alejandra Sánchez, mais ce que j’ai vraiment voulu creuser c’est ce contraste entre un discours religieux qui sublime la sexualité, comme si elle n’était pas inhérente à l’être humain, et les actes pédophiles de membres de l’Eglise.»

Jesús a grandi dans le “second Vatican”

Pour mieux creuser ce dangereux paradoxe, des scènes tournées dans un séminaire alternent avec les témoignages de Jesús,  et de ses parents. «Je voulais explorer ce que contenaient les classes de morale sexuelle données à des jeunes séminaristes de moins de 15 ans, explique la réalisatrice, voir comment était orientée la gestion de leur propre sexualité au moment où la nécessité sexuelle croît en eux.» Avec ce second documentaire, après “Bajo Juarez, la ville qui dévore ses filles”, Alejandra Sánchez voudrait contribuer à rappeler la nécessité de l’ouverture d’un débat sur la sexualité et l’Eglise. «Il faut arrêter avec « ces histoires », s’agace t-elle, les prêtres ne sont pas les représentants de Dieu sur terre, ils n’ont pas moins de faiblesses que le reste de la population.»

Jesús a grandi à Tlalpan, surnommé le second Vatican. Un quartier du DF «truffé d’Eglises, de couvents, où la vie religieuse est très forte», selon les mots de la réalisatrice. Selon les informations de la famille, Carlos López Valdés y exercerait encore. Celui qui représentait une figure d’autorité pour l’enfant Jesús reste couvert par sa hiérarchie. Lors de la glaçante scène de retrouvailles entre la victime et son bourreau, le prêtre ne consent aucun aveu, se justifiant seulement à demi-mot en lâchant cette terrible expression : «excès de tendresse.» «Je doutais que cette rencontre soit opportune, explique Alejandra Sánchez, mais cela s’est révélé un processus libératoire, qui complétait la thérapie qu’il suivait.»

Agnus Dei s’intéresse au combat d’un homme décidé à lutter face à l’épais mur de l’impunité devant lequel tant de ses contemporains se résignent. Jésus étudie aujourd’hui la psychologie à l’université et participe aux séminaires d’un groupe de «psycho-analystes.» Dans un an, il sera diplômé. «Avec son calme naturel et son expérience de la complexité humaine, je suis sûre qu’il fera un très bon psychologue» conclut Alejandra Sánchez.

Prix du Public du Meilleur Film au Festival de Femmes de Créteil
Prix Spécial du Jury au Festival International de Carthagène Inde
Prix du Meilleur Film au Festival Mix de Mexico DF
Mention Spéciale du Jury au Festival de Cracovie
Mention Spéciale du Jury au Festival International de Guadalajara
Mention Spéciale du Jury au Festival des Rencontres du Cinéma Latino de Toulouse



Note de la réalisatrice
Agnus Dei est l’histoire d’un jeune homme qui a été abusé sexuellement par un prêtre quand il était enfant. En parallèle, le film montre la vie et l’éducation sexuelle de jeunes adolescents dans un séminaire pour mineurs.

L’apprentissage de la sexualité est un thème compliqué qui joue un rôle essentiel dans l’épanouissement personnel d’un homme ou d’une femme.
Dans une démarche de proximité et d’immersion dans le milieu ecclésiastique, j’ai entrepris un travail d’investigation de deux ans avant que ce sujet s’impose à moi.Le sujet des abus sexuels commis par des membres du clergé sur des mineurs est totalement explosif au Mexique.

J’ai trouvé en la personne de Jesús , le personnage de mon film capable de témoigner face à la caméra. Il affronte cette réalité douloureuse face à lui-même d'abord puis vis à vis du regard des autres et du monde qui l'entoure.
Son élan à révéler son histoire et sa sincérité m’ont beaucoup impressionnée et touchée.

Il était très important pour moi en filmant ce témoignage de montrer le bénéfice de la parole et le courage de Jesús à révéler son histoire après tant d’années de silence.
J’ai abordé le sujet avec des prêtres et des religieux et rebondi sur les programmes de formation des jeunes élèves prêtres. Je suis moi-même très croyante et j’ai voulu traiter ce sujet délicat dans un souci permanent de respect et de pudeur.
Avec l’appui d’un psychiatre, d’un avocat et la participation de sa mère très croyante qui avoue sa part de responsabilité quand elle l’a influencé à devenir enfant de chœur, Jesus entreprend de renouer avec l’enfant sali, honteux et abandonné qu’il a été. Il essaie d'accepter l'indicible et de se reconstruire peu à peu, allant jusqu’à se confronter à son agresseur pour essayer de trouver une résilience.

Ce témoignage poignant, sincère et pudique révèle le courage et la dignité de cet homme et pointe l’impunité des prêtres pédophiles,dévastatrice autant pour les enfants que pour la réputation de l'Eglise.
J’ai souhaité pour mieux appréhender le contexte et la vulnérabilité de ces adolescents, filmer les cours d’éducation sexuelle des élèves prêtres, dans un séminaire.
Ce film enquête ainsi sur la sexualité dans le milieu clérical catholique et sur l’attitude de l’église catholique face à la révélation des affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres et des religieux.

Si certaines de ces affaires comme celle de Jesus sont portées en justice, d’autres sont prescrites. L’église comme institution a décidé d’un côté de nier, cacher et maintenir l’impunité des crimes commis par quelques-uns de ses membres et d’un autre, d’insister sur le fait qu’il est possible de sublimer et sacraliser la sexualité comme s’il ne s’agissait pas d’une dimension inhérente à l’être humain. Le film se construit sur ce vide, cette dualité intenable dans le discours de l’Église. La caméra ne se pose jamais dans une approche voyeuriste, mais montre cette réalité, les convictions des évêques, la beauté et l’attractivité des cérémonies religieuses, les interrogations des jeunes séminaristes, la résignation de Jésus…

C’est l’histoire d’un homme qui décide de prendre en main son destin: il affronte le mur de silence de l’église, son agresseur et en le dénonçant, reconstruit sa dignité d’homme et retrouve ainsi sa liberté.


Fiche Artistique et Technique
Alejandra Sánchez : documentariste

Alejandra Sánchez, a étudié au Centre Universitaire d’Etudes Cinématographiques (Centro Universitario de Estudios Cinematograficos). Sa première œuvre, Bajo Juarez, la ville dévorant ses filles, a gagné de nombreux prix nationaux et internationaux dont celui du Meilleur Documentaire aux Festivals de Cinéma de Chicago, San Diego, Cinesul Brasil et Morelia. Il a été en Sélection Officielle au Festival de Sundance et sélectionné comme Film Documentaire au IDFA. Il a été nominé pour l’Ariel du meilleur documentaire par l’Académie de Science et Arts Cinématographiques Mexicaine. Alejandra a gagné en 2006 le Talent Campus Scholarship (Bourse de résidence pour le talent) au Festival International du Film de Berlin. Elle a reçu deux fois le soutien du Fond de Qualité Cinématographique (Fondo de Apoyo a la Calidad Cinemtográfica) de l’Institut Cinématographique Mexicain (IMCINE). Elle a aussi travaillé pour la télévision publique comme créatrice et réalisatrice de programmes de science et de santé. Elle est actuellement enseignante et fondatrice du Centre de Recherche de l’Image et Production (CIPI) pour l’Université Autonome de la ville de Mexico (Universidad Autónoma de la Ciudad de México).


Réalisatrice : Alejandra Sánchez
Monteur : Ana Garciá
Auteur de la musique : Tareke Ortíz
Producteur délégué : Carole Solive
Coproducteur : Celia Iturriaga
Durée : 81mn
Format : 35 MM COULEUR , 2K, HDCAM SR
Format son : Dolby SR
Genre : Documentaire
Numéro de visa : 128.672
Version originale : Espagnol sous-titrée en français
Lieu de tournage : Mexique
Directeurs de la photo : Erika Licea et Pablo Ramírez Durón
Ingénieurs du son : Sylviane Bouget et Ana Garciá
Mixage : Jean-Guy Veran - Mactari
Etalonnage : Serge Anthony – DIGIMAGE Cinéma
Laboratoire : DIGIMAGE Cinéma
Sous titrage : CMC/LVT
Année de production : 2010

Producteur français
LA FEMME ENDORMIE - Carole Solive
Portable : +33 (6) 80 74 53 09
Mail : csolive@lafemme-endormie.com
www.lafemme-endormie.com

Producteur mexicain
PEPA Films - Celia Iturriaga
Tel : + 52 1 55 28 45 46 95
Mail : celia@screenwarp.net
Mail de la réalisatrice : sofialexa@hotmail.com
A coproduction CONACULTA / Fondo para la Producción Cinematográfica de Calidad / FOPROCINE – IMCINE / Universidad Autónoma de la Ciudad de México / UACM

Distribution France
La Femme Endormie
22 rue Davy
75017 Paris
Tel. : +33 6 85 50 81 97 / Fax: +33 1 42 29 57 59
Mail : programmation@lafemme-endormie.com
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Distributeur à l'étranger - International Sales
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